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Rassembleur de vie et de
voix Thélyson
Orélien est né aux Gonaïves
en Haïti et
habite à Montréal. Prix International Jeunes Auteurs
pour Les couleurs de
ma terre in poésie et prose poétique publié
aux Éditions de l’Hèbe en suisse et Finaliste du Prix Arthur Rimbaud de la Fondation Émile Blémond de la maison de poésie de Paris, pour l’Ombre qui colle à mes pas. Il fait des études bidisciplinaires en économie et politique
à la faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal et continue à écrire la nuit. Il a publié Poèmes déshabillés suivi de Fragments de voix en
2011. Thélyson Orélien a participé dans plusieurs
revues et ouvrages collectifs en Haïti, en France, en Suisse, en Belgique et au Québec. Il travaille désormais sur son premier roman pour donner enfin une mémoire à l'oublie.
oOo
Poèmes hachés, entrecoupés de la fixité des mots
Poèmes tout courts...
Le nu regard de tes yeux
Il ne me reste
Rien à dire
Sinon courir
Vers l’horizon
Habiter
Le nu regard de tes yeux.
Lumières Intérieures
Lumières en multiplication
à la vie
caricatures du danger
Carcasses du vécu
Epaves de l'être en rut
en méfiance
au dos des ténèbres
Découpées en ruban mou
Tête de corbeau
Lumières perdues
au dedans de l'ombre.
De la fixité des mots
Me voici nu
Poète déshabillé
Le corps dévêtu
De regards aphones
Autour du tu
Nos yeux répètent
Indéfiniment
Des propos de cendre
Et d’amour
Dit du fou
Léché au crépitement
De ma parole
Erosions
De la fixité des mots.
Des images visionnées
Mes yeux signent
La mégalomanie
Des esprits
Scène
L’idéal capiteux
Des images visionnées.
Chaque voix...
Chaque voix
Chaque mot
Chaque souffle
Une rencontre
Vers les maux
Une naissance
Vers la mort.
De mes pas somnambules
Je sens dans tes rêves
Les allers et retours
De mon ombre
Au rythme syncopé
Des heures
Sentir de tes cris
L’odeur de mon corps
Dans les fréquences
De ton souffle
Murmures tes cris
Ta voix
Usure féconde
De mes pas somnambules.
Le vent pleuvait dans nos mains...
Le vent pleuvait dans nos mains
D’un millier de sens
Et nous avons fait l’amour
Jusqu’au verso du temps
Les baisers
Prendront nos salives
Comme une chose
Qui se lape tendrement
Se parlent au pli des gestes
Gouttes, gouttes, gouttes
Se sont mes spermatos
Qui tentent de féconder
La déesse du voyage
Sur une vitre d’autobus.
Le poème en furie
J'ai quitté les vers en furie
dans les recoins bordels
l'aile frileuse s'effrite
à l'aube fissile du neutron
ancre la nuit
de plumages dextrogyres
Il y a trop d'artifices aux réveils
effets de grandiloquences
en résumé banal
Le visage pataugé
dans le grimoire occulte
abat la terreur
d'ombre de martyres
L'air du grand large asperge
à l'encrage de la poésie
de sève sans automne
Brûle tous les bas-fonds
pour l'en garder îvre-mort
Le poème sera avalé
par la poubelle
sa nourriture depuis Eden.
Thélyson Orélien
Montréal, le 30 Novembre 2011
-------------- ''La poésie serait parole d'espoir, malgré tout. De tous les avatars que nous traversons durant notre passage terrestre, que restera-t-il sinon cette parole mille fois enroulée et déroulée, et quelques gestes qui nourriront les légendes? Nous avons acquis un petit morceau de technologie. Nous l'avons utilisé et nous l'utiliserons pour recueillir et rassembler quelques fragments de vie et de voix''.- Thélyson Orélien
''Parole en Archipel peut être une Mosaïque essentielle et vitale de diffusion du poétique du monde''.- Károly Sándor Pallai
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