Partager l'article ! Mention spéciale pour le roman « Cora Geffrard » de Michel Soukar: Haïti: L'écrivain Michel ...
Haïti: L'écrivain Michel Soukar va-t-il clore l'année
2011 - qui a vu décerner quelques prix littéraires à des auteurs haïtiens comme Lyonel Trouillot (Prix du Roman Métis), Joël Des Rosiers (Prix du Québec), Marvin Victor (Prix de la Société
des gens de lettres) sans recevoir aucun prix ? L'Association des écrivains de langue française (Adelf) vient de lui attribuer la mention spéciale pour son roman historique, « Cora Geffrard », paru chez Mémoire d'Encrier. Il accueille cette distinction littéraire comme « un encouragement à poursuivre dans la veine des romans historiques, d'explorer l'histoire du pays, de fouiller la psychologie de ses personnages shakespeariens, absurdes ». « Ce qui m'intéresse, explique-t-il, est d'utiliser le roman pour reconstituer des périodes précises d'histoire du pays, de faire découvrir ou redécouvrir des personnages connus ou méconnus. Bref, un puzzle historique. » Cet historien, chroniqueur d'émissions radiophoniques sur l'histoire et conférencier, a d'autres oeuvres s'inscrivant dans la même veine telles que « L'âge du tigre » - un roman sur la période historique dominée par Nord Alexis, Anténor Firmin et le firminisme. « Il y en a un qui doit paraître le 1er trimestre de 2012 et l'autre à la fin de la même année. Ils portent tous sur des tranches d'histoire d'Haïti aux XIXe et XXe siècles et les personnages de l'histoire », annonce-t-il. Michel Soukar révèle dans le large lectorat son manque d'intérêt pour les ouvrages d'histoire, des « textes arides » auxquels s'intéressent surtout « des mordus ». Suite à cette constatation, ce passionné de l'histoire dit recourir au roman « pour reconstituer des périodes précises d'histoire, pour faire découvrir ou redécouvrir des personnages connus ou méconnus ». Inspiré d'une tranche d'histoire haïtienne de la moitie du XIXe siècle, « Cora Geffrard » raconte l'aventure de la fille chérie du président Fabre Nicolas Geffrard, assassinée dans des conditions non élucidées. Mais l'auteur se propose de lever le voile de cette zone d'ombre : qui sont les assassins de la princesse du président ? Michel Soukar se réfère à ses connaissances en histoire pour s'ériger en peintre d'une fresque historique. L'auteur donne à voir et à lire avec émotion une époque tumultueuse, des pratiques politiciennes faites de trahison, de jalousie, de luttes fratricides... Le tout se lit « dans une écriture fluide, puissante et lumineuse ». Le récit tient le lecteur en haleine, le rend prisonnier de ses suspenses qui l'accrochent à chaque page de ce roman où se marient avec fascination réalité (historique) et fiction. Celle-ci apparaît tant au niveau des dialogues qu'à celui de la chronologie. Michel Soukar est le deuxième auteur haïtien à se voir récompensé par l'Adelf, après l'écrivain et poète Emmelie Prophète pour son récit, « Le Testament des solitudes », publié chez le même éditeur. La cérémonie de remise du 24e prix littéraire des Caraïbes (remporté par Emmanuel Goujon, pour « Imperméable », éditions Vents d'ailleurs) aura lieu en mai 2012. |
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Les Écrits des Forges sont heureux d'annoncer la nomination de Claude Beausoleil, (écrivain québécois, poète et essayiste) directeur de la revue Lèvres urbaines et membre du conseil d'administration des Écrits des Forges, au poste de conseiller artistique du nouveau volet «Poésie/Blues» du FestiBlues International de Montréal. Ce nouveau projet s'ajoute à la programmation du FestiBlues dans le cadre du 15ième anniversaire de l'événement. De Billie Holiday à Jack Kerouac, en passant par Louis Geoffroy, le rythme des mots sera au rendez-vous dès le mois d'août 2012. Plus de détails sur le site de l'événement au : festiblues.com
21 poètes pour dire une journée...
Par Thélyson Orélien
[...] La poésie répond à des besoins personnels et sociaux de la société actuelle, elle permet de réfléchir aux thèmes universels. C'est un moyen de communication et de fraternisation entre les peuples. La poésie, une arme contre la violence et les guerres! Donc, la poésie serait parole d'espoir, malgré tout. De tous les avatars que nous traversons durant notre passage terrestre, que restera-t-il sinon ces paroles mille fois enroulées et déroulées, et quelques gestes qui nourriront les légendes ? Lire la suite >
Voyage en Haïti, présentation des recueils des auteurs haïtiens : (Yves Patrick Augustin - Jean-Robert Léonidas - Fabian Charles - Thélyson Orélien - Pierre Moïse Célestin) présentés par Dana Shishmanian et Arnaud Delcorte. Lire la suite >
Du 10 au 19 mai au Forum des Halles, venez admirer les encres de Nadine Fabry dialoguant avec les mots de Matthieu de Nanteuil. Une ouverture vers la rêverie et la douceur dans le cadre de la saison sur les Ruptures. Lire la suite>
À son retour d’exil en 1871, V. Hugo est témoin du siège de Paris et de la Commune, ce gouvernement révolutionnaire imposé par le peuple parisien. Mais les forces de l’ordre le répriment violemment. Un an après, paraît «A qui la faute» dans le recueil «L’Année terrible» qui relate cet épisode sanglant. Dans cette pièce d’une soixantaine d’alexandrins, le poète évoque l’incendie de la bibliothèque du Louvre par des Communards, le 24 Mai 1871. Le poème est composé d’un dialogue à deux voix entre l’incendiaire et une sorte de juge visionnaire qui s’indigne contre ce crime. Mais l’accusation se transforme en un hymne fervent au livre. Thélyson Orélien, rédacteur de Parole en Archipel a eu le plaisir de transcrire ce texte sur le site le 25 juin 2009, 138 ans, après sa d'écriture (25 juin 1871). Le style de l'éloge enthousiaste porte ainsi un violent plaidoyer en faveur du livre tandis que le dialogue donne une grande force dramatique au texte. Lire la suite >
C’est de la pure littérature, l’écriture de Louis-Philippe Dalembert frise la perfection. Sorti de la Sorbonne l’haïtien s’est imprégné jusqu’au goulot de la manière d’écrire à l’européenne sans oublier ses racines et les a ainsi entortillées jusqu'à donner ce résultat sans cohérence, fait exprès par l’auteur. Mais certains se plaignent justement de l’absence de ligne directrice à travers ses romans, d’autres le considère comme une bouchée d’oxygène hors du spiralisme de nos grands écrivains. En arrière-plan de ses œuvres traversant le monde car vagabond de son être, il transmet toutes ses aventures à l’écrit et creuse dans sa mémoire pour atteindre le nectar de son enfance, l’errance haïtienne. Et justement ce qui manque à l’écriture de Louis Philippe Dalembert est l’accès à l’adulte, avec un soin que Boileau théorisait dans son Art Poétique, maintes fois sur le métier le romancier devrait se mettre a l’ouvrage comme Flaubert ou d’autres….son œuvre serait plus propre sans toutes ces onomatopées et histoires puériles qui remplissent les pages pour le temps gaspillé du lecteur. Du crayon du bon Dieu qui n’a pas de gomme à l’autre face de la mer, on sent que l’auteur murit, Qu’il prenne plus de quelques mois à l’ouvrage et enlève près de trois cent pages non nécessaires. Ainsi son style méritera enfin d’être un classique de la villa Médicis.
Fabian Charles.-
Le Centre de la francophonie des Amériques va lancer en mai prochain la Radio Jeunesse des Amériques en partenariat avec la Fondation Radio Enfant. La Radio jeunesse des Amériques est une radio multimédia animée par des jeunes, émanant des milieux scolaires et communautaires dans les Amériques. Cette radio jeunesse éducative et ludique, permettra de renforcer les liens entre les communautés francophones et francophiles vivant dans les Amériques. Elle sera multimédia par sa diffusion sur le web. Lire la suite >